11 nov. 2017

Marque-page #46



Voici un nouveau marque-page :) 
J'espère qu'il vous plaira, dites moi ce que vous en pensez !
A très vite ♥


5 nov. 2017

La ferme du bout du monde, Sarah Vaughan


Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise.

Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille et ses secrets.

1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin.

Eté 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.

Deux été séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?





Je remercie les éditions Préludes pour ce superbe envoi.

J’avais hâte de découvrir le nouveau roman de Sarah Vaughan, une auteure que j’ai découverte récemment avec La meilleure d’entre nous (lien) qui fut une magnifique lecture. C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé la plume si douce de Sarah V, bien que dans ce roman elle ait opté pour un style plus sombre mais aussi plus envolé et poétique. Un style en parfaite cohérence avec l’atmosphère chargée du poids des secrets que renferme cette ferme. Oh cette ferme ! Si j’avais pu  je m’y serais téléportée dès les premières pages. Moi qui aime tant l’Angleterre je n’ai pas encore eu l’occasion de me rendre en Cornouailles et pourtant, je le sais, cette région me plairait beaucoup : je ne peux pas résister au charme des paysages anglais…. tout comme je n’ai pas résisté un seul instant au charme des personnages de cette histoire. J’aime les personnalités complexes, travaillées et profondes et encore une fois, Sarah Vaughan a réussi à offrir à ses lecteurs une palette de personnages tout en reliefs.

Et puis, au-delà de toutes ces considérations c’est l’histoire en elle-même qui m’a subjuguée. Moi qui aime les histoires de famille pleine de regrets, de non-dits et d’amertume, c’est peu dire que j’ai été comblée ! 
J’ai lu ce livre lentement, je l’ai savouré, comme un bonbon dur que j’aurais laissé fondre sur ma langue. J’ai du mal à exprimer clairement l’effet de ce roman sur moi : entre un vague dégoût de la vie et une furieuse envie de vivre pleinement et de ne surtout pas me laisser attraper par le malheur, ce malheur qui noircit tout, tout même l’amour.

En bref, un roman comme je les aime sublimant à merveille l’une des thématiques que je préfère dans la littérature. 


Un passage : "C'est terrifiant à quel point la vie peut basculer en un instant : comme une pièce qui tournerait sur sa tranche dans un infini mouvement joyeux et qui, d'un coup, tomberait sur une face."


448 pages
16,90€

31 oct. 2017

Moi après mois... Octobre 2017


Un triste week-end parisien / Le rituel du japonais d'à côté / Devenir une habituée de Blablar car / En même temps quand on voit le prix des trajets en train il y a de quoi / Parler de féminisme avec des garçons et être heureuse de constater qu'ils ont conscience des problèmes actuels / Des projets de groupe à ne plus savoir qu'en faire / Des présentations stressantes / Fêter Halloween en avance mais dignement / L'avantage d'être en école de commerce : avoir du travail mais avoir une vie sociale à côté / Ça change du droit / De la paperasse et encore de la paperasse / Se rendre compte qu'on a regardé que 11 films depuis le début de l'année mais 15 saisons de séries... / Y a peut être un lien / Un chaton qui mord autant qu'il fait de câlins / Un mariage en Allemagne le temps d'un week-end / Mouvementé le week-end / En même temps quand on loupe son train à 3 min près ça n'aide pas / Tout ça à cause de la SNCF / Se retrouver perdue à Dusseldorf à 2h du matin / Prendre une chambre d'hôtel pour au moins dormir 2h dans la nuit / Arriver au château à 7h du matin au lieu de 23h / Un mariage de princesse / Dormir dans un château un vrai / Avec un pont et des douves et une chapelle / Avoir l'impression de danser dans un musée / Retour à la maison pour les vacances / Acheter des mocassins avec sa maman et sa soeur / Merci maman ♥︎ / Passer un peu de temps avec une amie de longue date / Happy Halloween !

18 oct. 2017

Gloria, Martine Pouchain



"Une lueur rase les sommets au loin. Quelques phares croisés les éblouissent.


- Ca m'étonnerait beaucoup que t'es ma mère, déclare Jamie.
- Pourquoi ?
- Une mère a pas le temps de se balader. Elle travaille.
- Qu'est-ce que t'en sais ? T'en connais beaucoup, des mères ?
- Tu vois, ça, une mère le dirait pas.
- Moi aussi je travaille. Là, je suis en vacances.
- Et tu fais quoi comme travail ?
- Actrice."







Je remercie les éditions Sarbacane pour cet envoi.


Gloria c’est un de ces romans qu’on referme avec le sourire aux lèvres comme au retour d’une promenade particulièrement agréable ou comme lorsqu’une personne que vous estimer vous complimente sur cette jolie robe que vous venez d’acheter. Gloria c’est ça, un ouragan qui pourrait tout ravager mais qui se contente d’amener le bonheur avec elle. C’est une jeune femme qu’on apprend à aimer malgré tous ses défauts, malgré les petits arrangements qu’elle passe avec le diable. On l’aime parce qu’on comprend que c’est la vie qui veut ça, que c’est la vie qui nous façonne et qui fait de nous ce que nous sommes, tout comme les gens qui nous entourent. Et puis, il y a nos choix, des choix qu’on fait parfois en un clin d’oeil et qui font basculer toute notre vie. Je ne crois pas tellement au destin mais plutôt que la vie n’est qu’une succession de choix (d’où ma grande indécision, mais tel n’est pas le sujet du jour). C’est juste que pour moi ce roman c’est ça : l’histoire d’un choix. 

Ce roman m’a parlé, bien plus que le précédent livre de l’auteure « Dylan Dubois ». Si j’ai trouvé la plume de l’auteure toujours aussi précise, cassante et surtout, follement captivante, j’ai aussi trouvé l’héroïne plus at tachante, en tout cas j’ai vraiment réussi à m’identifier à elle. J’ai ressenti de belles émotions et je remercie les éditions Sarbacane de publier de si jolis romans !

En bref, un roman frais et revigorant comme un verre d’eau en plein désert.

Un passage : "Des jours tourbillonnants s'ensuivent. Gloria relit la carte de Fitz cinquante fois par jour, croit y respirer les résidus de son odeur, apprend par coeur son numéro et son adresse pour ne plus jamais les oublier - mais oublie de manger, de dormir, et se demande pourquoi la tête lui tourne à tout instant. Ses nuits sont rondes de sa présence, il dort tout contre elle, ne la quitte plus."



267 pages
15,50 €