14 août 2017

Si j'avais su que tu deviendrais si belle je ne t'aurais jamais laissée partir, Judy Chicurel

Depuis sa rue de Comanche Street, à Long Island, Katie Hanson fait partie de cette jeunesse qui regarde de loin le rêve américain. Alors qu’en 1972 commence son dix-huitième été, que les soirées rallongent, que les rues et la plage s’animent, elle a le sentiment que sa vie reste en suspens. Ses pensées sont ailleurs, tournées vers sa mère qui l’a abandonnée, et vers Luke qu’elle aime secrètement et qui revient, transformé, de deux ans au Vietnam. Entre les confidences de ses meilleures amies et les soirées au bar de l’hôtel Starlight ou le jukebox entonne les classiques de l’époque, il y a pourtant de quoi la divertir. Mitch, vétéran à la jambe de bois qui noie son traumatisme dans l’alcool, y a élu domicile. Tous deux se lient d’amitié. Sous la chaleur écrasante et moite, le temps semble suspendu et propice à la réflexion sur la route à prendre, sur ceux qui nous entourent et que l’on va quitter. Avec toute sa fragilité et sa fantaisie, Katie porte à bout de bras ce roman poétique et émouvant qui évoque ces vieux Polaroïd aux couleurs défraîchies que l’on regarde avec nostalgie et tendresse.


Je remercie les éditions Robert Laffont pour ce joli envoi. 

Autant vous prévenir tout de suite ma chronique sera assez brève et pour cause, je suis totalement passée à côté de ce roman. Je suis, pour ainsi dire, restée imperméable à son ambiance so 70's. C'est simple à expliquer : je ne me suis pas du tout reconnue dans Katie, que ce soit dans ses choix de vie, dans son caractère ou ne serait-ce que dans sa façon de voir le monde. Cet univers de drogue, sexe et rock'n'roll dans lequel elle se traîne ne m'a pas franchement enthousiasmé. Je n'ai pas non plus spécialement aimé suivre ses états d'âme sans fins et n'aboutissant jamais à rien. Je crois que je n'ai pas compris où l'auteure voulait en venir, ni ce qu'elle voulait nous dire. De plus, moi qui ai souvent un problème avec les fins je n'ai clairement pas apprécié celle-ci. J'ai eu le sentiment que quelqu'un me racontait une histoire de façon à la fois détaillée et décousue et ce, sans prendre le soin de la finir. Relativement frustrant, non ?

Toutefois, je ne remets pas du tout en cause la qualité de ce roman ni le talent certain de l'auteure à manier les mots. C'est juste que je n'ai pas accroché à cette histoire, à cette atmosphère lugubre, à ces personnages froids et détachés, s'enfonçant sans fin dans la spirale de la misère et de la drogue : cette histoire n'était pas faite pour moi voilà tout. 


En bref, ce roman n'a pas su me convaincre mais je vous conseille tout de même de tenter cette lecture si le résumé vous plaît, qui sait, il vous correspondra peut être plus qu'à moi.

Un passage : "Liz et moi avions grandi à Elephant Beach, mais Nanny et ses cousins étaient des gens de la ville, de Washington Heights, là-bas au bout de Manhattan. Leurs parents étaient partis pour les préserver des gangs, de la drogue et autres mauvaises influences, mais les gosses avaient ramené tout ça avec eux."


414 pages
20 €

7 août 2017

Le poids des ombres, Marie Laberge


Alors qu’elle ne l’a pas revue depuis sept ans, Diane doit aller identifier le corps de sa mère, Yseult, à la morgue. Parmi les effets qu’on lui remet, les bagues offertes à Yseult par les hommes qui ont traversé sa vie. Alors commence la quête de Diane cherchant désespérément un coupable : que la faute ne soit surtout pas la sienne.


Entre la mère et la fille, ce sont deux magnifiques personnages de femmes qui se nuancent chacun au fil du récit et on suit Diane à travers ses errances, colères, violences dans une dérive charnelle qui la submerge autant que ses contradictions. Comme elle bataille avant d’ouvrir les yeux et de lâcher tout doucement un contrôle qui étouffait sa vie !



Je remercie les éditions Stock pour ce bel envoi.


En voyant cette nouvelle parution de Marie Laberge je n'ai pas pu réprimer une folle envie de découvrir sa plume ailleurs que dans sa saga Le goût du bonheur (dont il me tarde d'ailleurs de lire le tome 2) (je vous ferais une chronique dans la saga quand je l'aurai fini). Toujours est-il que même si je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, la plume de Marie Laberge m'a une nouvelle fois subjuguée. 

Dans ce roman Marie Laberge met en scène deux femmes, une mère et une fille : Diane et Yseult. La mère vient de se suicider laissant sa fille en proie à ses démons et à son ressentiment envers sa mauvaise mère. Au fil du roman, l'auteure nous offre une palette de sentiments contradictoires, éclatants et sombres à la fois. Elle explore avec patience et passion la complexité des êtres humains : leurs contradictions, leurs jalousies, leurs envies et leurs amertumes... Elle mène son lecteur par le bout du nez et c'est bien la preuve (s'il en est besoin) de son immense talent. Cette histoire, sombre au possible m'a prise aux tripes et bouleversée. 

Si vous aimez les histoires profondes avec un travail phénoménal sur la psychologie des personnages, ce livre est fait pour vous !


En bref, un roman poignant qui joue avec les émotions de son lecteur comme un chat cruel jouerait avec une innocente souris. 


Un passage : "Elle était morte. Sa mère était morte et elle n'en avait rien su. Pire, elle n'avait rien senti, rien deviné, pas la plus infime intuition. Alors qu'elle aurait été prête à jurer que, d'où que ce soit dans le monde, elle aurait pu sentir l'emprise se relâcher. Comme si la lune, d'un coup, desserrait son attraction sur la mère et que les eaux, soulagées, se relâchaient et inondaient le continent. Non, aucun soulagement, aucune altération."


504 pages
22 €

2 août 2017

Moi après mois... Juillet 2017



C'est parti pour des vacances de folie // Costa Brava nous voilà // Se réconcilier avec l'Espagne // Etre sur un petit nuage tellement les paysages sont paradisiaques // Les petites criques et leur eau transparente // Les pins en guise de palmiers // Se balader dans un jardin de cactus // Se perdre dans Barcelone et arriver toute essoufflée à la Sagrada Familia // Être émerveillée par cette construction inachevée // Visiter des petits villages médiévaux // Être sous le choc face aux différences de prix des vêtements et de l'essence entre l'Espagne et la France // Une journée parfaite à Port Aventura // Malgré un mal de tête franchement mal venu // Un spectacle de flamenco // Se gaver de crêpes // Se perdre dans les langues étrangères entre le catalan et l'espagnol appris à l'école... et oublié depuis // Platja d'Aro et ses dédales de magasins à en perdre la raison // Des tapas au goût de trop peu //  Les churros décevant // Rentrer de ce paradis terrestre le coeur lourd mais le corps bronzé // Un tour de karting // Commencer à chercher un logement pour la rentrée // Se demander encore et toujours si on a fait le bon choix // Un week-end parisien avec une amie d'enfance // Se balader à Versailles et au Haras de Jardy // Aller voir Mission Pays-Basques au cinéma // En ressortir enchantée // Retrouver l'Amoureux de retour de Thaïlande // Etre noyée sous les cadeau // Une galère pour trouver un studio meublé sur Rennes // Jamais deux sans trois... // Un cierge magique // Enfin logée !